Aller au contenu
Patrons Résilients
Cybersécurité 2 min de lecture

Ransomware : les 5 erreurs fatales que font les PME

Vincent Ottinger
Vincent Ottinger

L'essentiel en 30 secondes

· Environ 60 % des PME touchées par un ransomware ne s'en remettent pas dans les 18 mois. · L'erreur n° 1 : des sauvegardes jamais testées en restauration. · Le plan de crise se prépare avant l'attaque, et se stocke hors du serveur.

Chaque semaine ou presque, un dirigeant nous contacte après l'attaque. Et à chaque fois, ce sont les mêmes erreurs qui reviennent : cinq erreurs évitables, qui transforment un incident gérable en catastrophe d'entreprise.

1. Le backup fantôme

Presque toutes les PME ont des sauvegardes. Très peu les ont déjà testées en restauration. Le jour J, on découvre que la sauvegarde tournait à vide depuis huit mois, qu'elle était connectée au réseau (et donc chiffrée avec le reste), ou qu'il faut quatre jours pour restaurer alors que l'entreprise tient 48 heures.

2. Payer en pensant que ça s'arrête là

Payer la rançon ne garantit ni la récupération des données, ni la fin de l'histoire. Une entreprise qui paie est signalée comme « bonne payeuse », et les mêmes groupes reviennent. Sans parler des données déjà exfiltrées, qui se revendent quel que soit votre virement.

3. Le plan de crise… dans le serveur chiffré

Votre plan de continuité est un beau document. S'il est stocké uniquement sur le serveur que le ransomware vient de chiffrer, il ne vous servira à rien. Même chose pour les contacts d'urgence, les contrats d'assurance et les procédures de communication.

4. Croire que « mon informaticien gère »

Votre prestataire IT gère la technique. Il ne gère ni votre communication de crise, ni vos obligations légales d'annonce, ni la décision de payer ou non, ni la survie commerciale de l'entreprise pendant l'arrêt. Ces décisions-là, c'est vous qui les prenez, et elles se préparent avant.

5. Ne prévenir personne

Par honte ou par peur pour la réputation, beaucoup de dirigeants gèrent l'attaque en vase clos. C'est doublement une erreur : l'annonce aux autorités est souvent une obligation légale, et la police (comme votre assureur) dispose de ressources qui accélèrent réellement la sortie de crise.

Par où commencer, concrètement

Vous n'avez pas besoin d'un budget de multinationale. Vous avez besoin de savoir où vous êtes vulnérable, dans quel ordre corriger, et quoi exiger de votre prestataire IT. C'est exactement ce que fait notre plan anti-ransomware PME : un score sur 100, les bonnes questions à poser, un plan d'action sur 30 jours.

PHP dev